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Direction 2006
est le fruit d'un partenariat entre tous les niveaux d'administration
publique, les compagnies de chemins de fer, les organismes oeuvrant
dans le domaine de la sécurité, les corps de police, les syndicats
et les groupes sociaux. Elle a pour but de diminuer de 50 pour
cent d'ici l'an 2006 le nombre de collisions aux passages à niveau
et d'intrusions sur les emprises.
Même si l'incidence des incidents ferroviaires sur les emprises
et des incidents mortels aux passages à niveau a atteint son niveau
le plus bas des 10 dernières années, l'amélioration de la sécurité
aux passages à niveau est l'une des grandes priorités de Transports
Canada et des chemins de fer canadiens, compte tenu que les collisions
aux passages à niveau représentent chaque année la moitié des
décès et des blessures en rapport avec les chemins de fer.
Les trains de voyageurs peuvent rouler à 160 km/h
et les trains de marchandises à 105 km/h. Il faut parfois plus
d'une minute à un train pour s'immobiliser. Par temps sec, un
train de marchandises de 88 wagons qui pèse 13 000 tonnes et roule
à 96 km/h parcourt environ deux kilomètres avant de s'arrêter.
En 2001, au Canada, 96 hommes, femmes et enfants
ont été tués dans des collisions survenues à des passages à niveau
ou à l'occasion d'intrusions sur des emprises ferroviaires. Transports
Canada injecte dans son Programme d'amélioration des passages
à niveau 7,5 millions de dollars en moyenne par an afin d'améliorer
la sécurité publique aux passages à niveau.
Il peut s'agir d'installer des feux clignotants
et des barrières, d'ajouter des barrières ou des feux supplémentaires
à des systèmes existants, de relier les signaux de passages à
niveau aux feux de circulation à proximité, ou d'ajouter de nouveaux
circuits ou de nouvelles minuteries aux passages à niveau.
Les passages à niveau à améliorer sont repérés
grâce à des programmes de surveillance réguliers pilotés par un
personnel de sécurité ferroviaire expérimenté de Transports Canada
et du secteur ferroviaire. Les compagnies de chemin de fer et
l'administration routière (comme les municipalités) peuvent demander
des subventions pour améliorer les passages à niveau repérés grâce
à ce programme.
Leur demande est évaluée par le personnel chargé
de la sécurité de Transports Canada qui prend en considération
des facteurs comme la circulation des trains et des voitures à
un passage à niveau donné, la proximité d'intersections présentant
des dangers pour la circulation, les lignes de visibilité, la
visibilité, les plaintes du public et les collisions antérieurs
à ce passage à niveau.
Une fois un projet approuvé, Transports Canada
finance jusqu'à 80 pour cent du coût des améliorations nécessaires.
Le reste est déboursé par le chemin de fer et l'administration
routière, qui ont aussi la responsabilité de réaliser le projet.
S'il s'agit d'installer ou d'améliorer des dispositifs
de signalisation de passage à niveau, le travail est effectué
par le chemin de fer. Si les améliorations nécessitent des travaux
routiers, comme l'ajout de feux de circulation, la responsabilité
revient à l'administration routière.
Transports Canada et l'Association des chemins
de fer du Canada collaborent aussi dans le cadre de l'Opération
Gareautrain, un programme de sensibilisation du public qui, depuis
1981, a contribué à réduire de 60 pour cent le nombre de collisions
aux passages à niveau.
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